La préparation cartographique sur le terrain.

Catégories

Au stade de la préparation, le premier objectif de cette cartographie est de permettre une bonne organisation des opérations sur le terrain en mettant à la disposition des agents recenseurs, des contrôleurs, des chefs de zones, des documents cartographiques correspondant aux zones géographiques dont ils auraient la charge. Ces derniers devraient leur permettre de cerner avec précision le champ de leur enquête, le repérage sur le terrain, l’organisation et la planification de leur travail durant la courte période d’exécution du R.G.P.H.(15 jours). Après établissement des plans et croquis de la commune et de ses agglomérations, il s’agira de découper le territoire de la commune en petites zones géographiques de tailles convenables pour qu’un agents recenseur puisse l’enquêter entièrement sans oubli, ni duplication durant les quinze jours. La confection de ces unités doit répondre aux normes statistiques préalablement définies et à pour but la répartition du travail sur le territoire de chaque commune. Ces normes ont été arrêtées après le recensement pilote qui est justement destiné à tester les différentes étapes du R.G.P.H. En général, un district situé en zone agglomérée aura une superficie beaucoup plus petite qu’un district situé en zone éparse où l’on tiendra compte des difficultés d’accès, des distances à parcourir, etc. Lors de l’exécution du R.G.P.H, c’est à dire au stade de la collecte des données, les cartes établies pour chaque recenseur sont à un niveau de détail suffisant pour permettre une couverture complète de sa zone, sans omissions, ni double compte. Le croquis de district doit être clair et complet afin d’aboutir à ce que toute construction, tout logement, toute personne soient recensés sans exception aucune. Il y aura prés de 50.000 agents recenseurs. Si chacun d’entre eux oublie seulement de recenser un ménage, cela revient au même que d’oublier de recenser une ville de Batna ou de Sétif. Chaque recenseur disposera d’un cahier de district où sera reproduit le croquis de son district et la liste des constructions qu’il devra enquêter. Ces croquis comporteront également les itinéraires les plus opérationnels pour balayer complètement son district. Les utilisations ultérieures de la cartographie du recensement. Au stade de la présentation et de l’analyse des résultats, les cartes sont efficacement pour relier les données statistiques à la zone géographique à laquelle ces données se rapportent. Elles le sont aussi pour une meilleur compréhension des résultats par un grand nombre d’utilisateurs. Les cartes constituent un moyen de présentation plus agréable des informations statistiques et ajoutent une nouvelle dimension à la compréhension des résultats beaucoup plus intéressante que la publication de tableaux statistiques. La visualisation graphique de l’information statistique recueillie lors du R.G.P.H. est incontestablement d’une grande utilité pour les travaux d’aménagement du territoire. Notons qu’au-delà des opérations du R.G.P.H, le découpage cartographique en district de recensement servira à de nombreuses utilisations ultérieures. Nous citerons en particulier : Etablissement de fichiers des lieux habités (Agglo. Hameaux…) Publications des résultats du recensement au niveau des districts en particulier dans les villes et permettre ainsi l’étude de l’armature urbaine, la hiérarchisation des villes selon des critères bien définis. Enfin, signalons que la cartographie des districts constitue un outil pour la préparation des enquêtes par sondage. II- PRINCIPALES DEFINITIONS DU RGPH 2.1- ZONES D’HABITAT 2.1.1- AGGLOMERATIONS : L’agglomération est un groupe de 100 constructions et plus, distantes les unes des autres de moins de 200 mètres. Une commune peut comporter une ou plusieurs agglomérations. Lorsque toutes les agglomérations d’une même commune sont délimitées, le reste de la commune constitue la zone éparse (Z.E). L’agglomération où se trouve le siège de l’ A.P.C est dite Agglomération chef lieu (A.C.L), les autres agglomérations d’une même commune sont dites Agglomérations secondaires (A.S). Notons qu’il existe des communes entièrement agglomérées, dépourvues de zone éparse (cas de plusieurs communes de la wilaya d’Alger). Inversement, on peut rencontrer des communes entièrement rurales (éparses) sans aucune agglomération. L’espace de l’agglomération est aménagé en îlots. 2.1.2 – ILOT) : L’îlot est une portion de terrain dans une agglomération entourée par des voies publiques (rue, avenues, escalier etc.) et qui n’est traversée par aucune d’elles. On entend par voie publique tout passage carrossable ou piétonnier (on peut l’emprunter en voiture, à vélo ou à pied). Pour ce qui est des îlots qui sont à la limite de l’agglomération, certains cotés ne seront pas des voies mais simplement une ligne théorique (périmètre de l’agglomération), au-delà de cette ligne on passe à la zone éparse. Un îlot peut contenir une ou plusieurs constructions, il peut être un jardin public, une place, un terrain vague… 2.1.3 – ZONE EPARSE: C’est le territoire de la commune où l’habitat dispersé est dominant. Cette zone est délimitée par les limites administratives, elle contient de petits groupements d’habitat: les hameaux, les lieux-dits) et les constructions isolées. Parfois la zone éparse est entièrement vide de constructions, c’est le cas de certaines communes du sud du pays. 2.1.4 – HAMEAU:Symbole C’est un groupe de 10 à 99 constructions distantes les unes des autres de moins de 200 mètres. Si le hameau abrite le siège de l’APC, il est appelé hameau chef lieu (HCL) Le hameau est représenté sur le fond de carte du plan récapitulatif de la commune par le symbole : 2.1.5 – LIEU DIT:Symbole Le lieu-dit est un groupe de 2 à 9 constructions, distantes les unes des autres de moins de 200 mètres. Le lieu dit est représenté sur le fond de carte du plan récapitulatif de la commune par le symbole : 2.1.6 – CONSTRUCTIONS ISOLEES : Symbole Le reste des constructions de la commune, distantes des ces groupements (Agglomérations, Hameaux et Lieux-dits) de plus de 200 mètres sont des constructions isolées. Les constructions isolées sont représentées sur le fond de carte du plan récapitulatif de la commune par le symbole : 2.1.7- DISTRICT: Le district est défini comme une portion de territoire d’une commune de taille convenable, pour qu’un agent recenseur puisse l’enquêter entièrement durant la période d’exécution du recensement (15 jours). On distingue deux types de district : a) Le district aggloméré est un district appartenant à une agglomération, il est composé d’un ou plusieurs îlots (voir exemple ci-dessous). Il est composé d’un nombre entier d’îlots et a une population approximative de 1050 personnes à recenser. b) Le district épars est un district appartenant à la zone éparse, il est composé d’un ou plusieurs hameaux, de lieux-dits et de constructions isolées. Il comprend environ entre 500 et 600 personnes à recenser. 2.2-HABITAT 2.2.1 – CONSTRUCTION: Une construction est bâtie ou aménagée par l’homme. Elle est assez solide pour servir d’habitation, d’emplacement pour le travail ou pour entreposer des biens ou des machines. Cette définition inclut aussi bien des éléments comme des baraques, gourbi, tente, bateau ou des abris naturels comme des grottes ou des cavités creusées dans les rochers. Une construction se distingue d’une autre construction par le fait qu’elle a une entrée principale et éventuellement une ou plusieurs entrées secondaires, et par l’absence de toute communication intérieure avec une autre construction voisine. Une construction peut être composée d’un ou plusieurs logements Les locaux peuvent être des garages ou à usage commercial. 2.2.2 – LOGEMENT Le logement est un lieu clos et couvert, composé d’une ou plusieurs pièces, habité par une ou plusieurs personnes ou bien inhabité. Parfois, il s’agit d’un local non destiné à l’habitation, mais en fait habité en permanence (ménage habitant un hangar ou un garage), parfois, il peut s’agir d’une baraque, d’une tente … Ménage a) Ménage ordinaire : Un ménage ordinaire est un groupe de personnes vivant ensemble dans un même logement sous la responsabilité d’un chef de ménage, préparant et prenant en général les principaux repas ensemble. Ces personnes sont généralement liées entre elles par le sang, par le mariage ou par alliance. – Une personne seule constitue un ménage ordinaire. – Un ménage ordinaire est constitué d’une ou de plusieurs familles. b) Ménage collectif C’est un groupe de deux ou plusieurs personnes qui ne répondent pas aux critères établis pour un ménage ordinaire, n’étant pas liées spécialement par le sang, le mariage ou par alliance, vivant en commun dans un logement ou en chambres individuelles ou collectives, quelquefois pour des raisons de travail et prenant parfois leur repas en commun. Il n’y a pas de chef de ménage.

Be the first to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*